Nous attendons que la graine éclate

Nous attendons que la graine éclate, que la lumière touche enfin le cœur du monde. L’apothéose s’épanouit dans le temps, L’observateur, calme, façonne l’invisible, et l’univers s’étend, ses principes immuables, ses cycles sans fin. Le nectar de la vie,...

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Je rappelle l'ombre à l’ordre ancien des saisons.

Je rappelle l'ombre à l’ordre ancien des saisons. Qu’elle dépose en moi le repos profond des terres closes, ce sommeil qui descend comme une fraîcheur entre les racines. Qu’elle m’accorde la douceur grave du désir, pareille à une mousse imprévue qui s’étend...

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Pour mille et un oiseaux

Pour mille et un oiseaux, les graines s’éveillent, le vent chante à travers les arbres, Par mille et un oiseaux, les étoiles descendent jusqu’aux fenêtres, les espoirs circulent dans le cours des eaux, L'envol de mille et un oiseaux ouvre le jardin à...

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Viens en moi

Viens en moi Dépose tes anneaux sur les bourgeons de ma conscience Fais jaillir du creux de mon être l’oiseau bleu des songes Prends mon vertige et rends-le sous la forme de vent qui caresse les feuilles Laisse-moi dans l’émerveillement de ta victoire...

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Je parcours le jardin retiré

Je parcours le jardin retiré à visage découvert, j’écoute la lente sève circuler sous l’écorce du cœur. Ô vous, plantes anciennes et racines errantes, adressez-moi un signe. Une seule syllabe de votre souffle suffira pour que je prenne place dans le cycle...

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Me voici, encore, dans le jardin intérieur

Me voici, encore, dans le jardin intérieur. Cette serre, que le temps réorganise. La pièce où la pensée s’ordonne, où l’écriture se déroule. Un rayon de lumière traverse la fenêtre et caresse l’allée. Les plantes suivent leur chronologie. Les pierres...

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Le jardin s'éveille

Le vent frissonne au fond de l’enclos ancien. Son souffle monte par les allées, pousse les branches des terrasses, et circule dans le ciel feuillu. Les voix lointaines des oiseaux lui répondent. Les fleurs libèrent leur parfum chaud, et le matin retient...

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Arbre

Ton feuillage givré pleurait comme les ajoncs sous la brume de la Pointe du Raz. Tu étais plus vaste, silencieux et prisonnier dans le jardin des vents d’hiver, que le ciel bas de décembre.

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Au seuil du jardin clos

Au seuil du jardin clos j’entrevois les clôtures que tu desserres d’un geste de lumière, comme un veilleur des saisons qui ordonne les racines selon une justice intérieure. Le feuillage profond frémit dans ses hauteurs ; les couleurs quittent leurs écorces...

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Un flux habite le jardin intérieur

Un flux habite le jardin intérieur et ordonne les pensées en arabesques de lumière et de braise. L’arc-en-ciel se dépose sur les feuilles et trace les voies invisibles du vent, qui vibre sur le seuil des vergers La lumière remplit les angles, et les branches...

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